Marine Le Pen était à nouveau auditionnée ce mercredi dans le cadre du procès en appel des assistants parlementaires du FN. La cheffe de file des députés RN a dû répondre sur plusieurs cas d'assistants parlementaires payés par le Parlement européen mais soupçonnés d'avoir en réalité travaillé pour le parti.
Pour le deuxième jour consécutif, Marine Le Pen était auditionnée dans le cadre du procès en appel des assistants parlementaires du FN. Ce mercredi, toute la stratégie de Marine Le Pen a consisté à nier l'existence d'un système de financement dont elle aurait été à la tête.
"Il peut y avoir des cas particuliers"
Elle l’a dit et répété, et cela revêt une importance cruciale pour elle, car cela ferait tomber l’accusation qui la présente comme la tête pensante de ce prétendu système. Face aux questions précises de la présidente de la cour d’appel, Marine Le Pen conteste, minimise, esquive, parfois avec une certaine habileté, parfois contre l’évidence, comme sur le cas de Julien Odoul.
Ce dernier a avoué ne pas avoir travaillé pour sa députée de l’époque tout en étant rémunéré par le parti. "Il peut y avoir des cas particuliers", concède-t-elle, "mais je trouve injuste de juger l’ensemble des situations en même temps".
En fin d’audition, l’avocat de Marine Le Pen, Me Bosselut, égrène un à un les noms d’une dizaine d’assistants parlementaires de l’époque. "Les connaissez-vous ?", demande-t-il à sa cliente, qui répond par la négative.
L'objectif ? Démontrer qu'elle a laissé aux eurodéputés de son parti une totale liberté dans le recrutement de leurs assistants et donc qu'elle n'a pas pu organiser un quelconque système pour financer le FN avec l'argent du Parlement européen.
Le face-à-face avec la présidente est intense, une bataille rhétorique, technique, rugueuse et comme en première instance, une vraie confrontation de points de vue sur le fond de l'affaire.