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Procès à Londres : le prince Harry et Elton John poursuivent le groupe éditant le «Daily Mail»

Le procès du Prince Harry contre l’éditeur du "Daily Mail" s’est ouvert à Londres ce lundi 19 janvier. [PETER NICHOLLS / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

La Haute Cour de Londres examine depuis le début de la semaine une plainte déposée par plusieurs personnalités, dont le prince Harry et Elton John, contre Associated Newspapers Limited, éditeur du "Daily Mail". Les plaignants accusent le groupe de collecte illégale d’informations privées, des faits contestés par les journaux concernés.

Parole contre parole. Un procès très médiatisé s’est ouvert en début de semaine devant la Haute Cour de Londres, mettant en cause l’un des plus puissants groupes de presse britanniques. Plusieurs célébrités, dont le prince Harry et le chanteur Elton John, attaquent Associated Newspapers Limited (ANL), éditeur de plusieurs tabloïds populaires, parmi lesquels le Daily Mail

Au cœur de l’affaire, de graves accusations de collecte illégale d’informations privées. Selon l’avocat des plaignants, les journaux du groupe ANL auraient, durant les années 1990 et 2000, eu recours à des méthodes intrusives et illégales pour alimenter leurs articles. Le Daily Mail aurait notamment engagé, pendant près de 20 ans, des détectives privés chargés d’espionner des personnalités publiques.

De graves accusations portées 

Ces pratiques auraient inclus l’écoute de conversations téléphoniques, ainsi que l’obtention frauduleuse de données sensibles telles que des factures téléphoniques, des dossiers médicaux ou encore des relevés bancaires. Le prince Harry et Elton John figureraient parmi les nombreuses personnalités visées par ces opérations de surveillance.

Pour les plaignants, il s’agit d’un système organisé et durable, visant à contourner la loi afin de satisfaire l’appétit du public pour la vie privée des célébrités. Une accusation qui ravive le souvenir des scandales de la presse à sensation au Royaume-Uni, déjà ébranlée par l’affaire des écoutes téléphoniques ayant conduit à la fermeture du News of the World en 2011.

De leur côté, les tabloïds britanniques mis en cause rejettent fermement ces accusations. ANL affirme que ses journalistes ont toujours travaillé à partir de sources “légitimes” et dans le respect des règles en vigueur. Le groupe conteste toute implication dans des pratiques illégales et défend la légalité de ses méthodes d’enquête.

Ce procès s’annonce long et scruté de près, tant pour ses implications juridiques que pour ses conséquences sur la liberté de la presse et la protection de la vie privée au Royaume-Uni. Le fils de Charles III témoignera à la barre ce jeudi 22 janvier.