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Fin de vie : les débats s'ouvrent au Sénat sur l'aide à mourir et les soins palliatifs

La réforme de la fin de vie revient mardi au Parlement avec l'examen au Sénat d'une proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir.
La réforme de la fin de vie revient mardi au Parlement avec l'examen au Sénat d'une proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir. [STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

Maintes fois reportée, la réforme de la fin de vie revient ce mardi 20 janvier au Parlement avec l'examen au Sénat d'une proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir. Le dispositif suscite de grandes réserves à la chambre haute, dominée par la droite.

Après plusieurs mois de retard, le texte sur la fin de vie fait son retour. Le Sénat examine en deuxième lecture à compter de ce mardi 20 janvier les deux propositions de loi relatives à la fin de vie. L'une prévoit le renforcement des soins palliatifs et l'autre porte sur le droit à l'aide à mourir. Les sénateurs ont d'ores et déjà prévu une modification en profondeur du texte pour imposer des critères d'accès à l'euthanasie plus stricts que ceux prévus par l'Assemblée nationale. 

Suppression du délit d'entrave

En effet, la version du texte portée par les sénateurs se veut plus restrictive et renomme le droit à l'aide à mourir en une "assistance médicale à mourir", une assistance dont aucun patient ne peut bénéficier si son pronostic vital n'est pas engagé à court terme et non plus à moyen terme. Et ce n'est pas tout, cette copie supprime également le délit d'entrave et instaure une clause de conscience des pharmaciens. 

D'après Christine Bouffanti, sénatrice LR et rapporteur du texte, ces verrous sont nécessaires : "Pour éviter le pire, nous avons essayé de donner des critères stricts, notre loi à nous est faite pour les gens qui vont mourir. Tandis que la loi de l'Assemblée nationale est faite pour les gens qui veulent mourir". 

De nombreux opposants à l'euthanasie

Néanmoins, il n'existe aucune certitude que cette version du texte soit rendue définitive. Elle pourrait ne pas être votée par le Sénat où les opposants à l'euthanasie comme Bruno Retailleau, par exemple, sont plus nombreux qu'au Palais Bourbon. 

Ensuite, parce que même si elle était votée sans être modifiée par les sénateurs, la copie doit néanmoins repasser une fois devant l'Assemblée nationale puis à nouveau devant la Chambre haute au risque d'être plusieurs fois vidée de sa substance.