Ce mardi, Marine Le Pen sera auditionnée dans le cadre du procès en appel des assistants parlementaires du Front National. En attendant, c'est Nicolas Bay, ancien secrétaire général du parti, qui était appelé à la barre ce lundi. Lui aussi est mis en cause pour avoir prétendument embauché un assistant parlementaire payé par le Parlement européen mais qui travaillait pour le parti.
Ce lundi, Nicolas Bay a été auditionné dans le cadre du procès en appel des assistants parlementaires du FN. Face aux questions de la présidente du tribunal sur le rôle de Timothée Houssin, son assistant parlementaire de l'époque, il plaide d'abord la zone grise.
"Aujourd'hui, je comprends ce que l'on me reproche"
"Quand il me préparait des notes pour une émission de télévision par exemple, il le faisait à la fois pour le député européen, mais aussi pour le représentant du Front national que j'étais", avance Nicolas Bay, qui insiste sur le contexte de l'époque en 2014, où ni l'affaire Fillon ni celle des assistants parlementaires du MoDem n'avaient encore marqué l'actualité.
L'eurodéputé dit néanmoins reconnaître à posteriori les faits mis en cause par l'accusation. "Aujourd'hui, je comprends ce que l'on me reproche", dit-il. "J'ai sans doute eu tort de ne pas être plus vigilant, mais au moment des faits, à aucun moment j'avais conscience de commettre un délit", ajoute-t-il. Une inflexion claire dans la stratégie de défense que pourrait également adopter Marine Le Pen ce mardi lors de son audition.
Quitte à assumer une condamnation, la principale prévenue espère démontrer que le risque de récidive est nul, pour tenter de faire tomber l'exécution provisoire associée à la peine d'inéligibilité prononcée en première instance. Une peine qui l'a prive, à ce stade, d'une candidature à la présidentielle de 2027.