La 48ème édition du Dakar s'est terminée ce samedi en Arabie Saoudite. Nasser Al-Attiyah s'est tranquillement adjugé un sixième sacre, offrant ainsi à Dacia son premier triomphe sur cette course mythique en deux participations seulement. Sébastien Loeb, loin d'avoir été épargné par les crevaisons, termine en quatrième position.
À l’issue de la 13ᵉ et dernière étape, le Qatarien Nasser Al-Attiyah a remporté ce samedi le mythique rallye Dakar, disputé pour la septième fois en Arabie saoudite. À 55 ans, après ses succès en 2011, 2015, 2019, 2022 et 2023, il décroche ici son sixième titre, entrant un peu plus dans la légende de l’épreuve et offrant à Dacia une victoire historique.
Une course maitrisée de bout en bout
Parfaitement guidé par son copilote belge Fabian Lurquin, ancien compagnon de route de Sébastien Loeb, Nasser Al-Attiyah a su gérer son rallye avec intelligence et sang-froid. Il s’est installé en tête du classement général dès les premiers jours de course, imposant un rythme soutenu mais mesuré.
Malgré une neuvième place lors de la dernière étape, un parcours de 105 kilomètres autour de Yanbu, sur les rives de la mer Rouge, le pilote qatarien disposait d’une avance confortable. Celle-ci lui a permis de conserver près de dix minutes d’avance au classement général sur l’Espagnol Nani Roma, pilote Ford.
Sébastien Loeb limité par les crevaisons
Pour sa dixième participation, Sébastien Loeb a dû composer avec un terrain particulièrement piégeux, jalonné de pierres tranchantes, l’obligeant à adopter une stratégie plus prudente. L’Alsacien n’a cependant pas été épargné par les crevaisons à répétition.
Malgré une belle deuxième place lors de la dernière étape, ces incidents ne lui ont pas permis de faire mieux qu’une quatrième place finale, à près de 15 minutes de Nasser Al-Attiyah. Une nouvelle désillusion pour le nonuple champion du monde des rallyes, toujours en quête d’une première victoire sur la course reine du Rallye-Raid, qu’il a déjà terminée trois fois deuxième (2017, 2022 et 2023). Il devrait néanmoins retenter sa chance en 2027.
Benavides sacré à un tour de roue
Si en autos, Nasser Al-Attiyah avait vite mis fin au suspens, chez les motards, la lutte pour la victoire a été bien plus disputée dans les dunes et cailloux du désert saoudien. Double vainqueur en 2020 et 2024, l'Américain Ricky Brabec de l'écurie Honda a été coiffé au poteau par son rival, l'Argentin Luciano Benavides, qui, aux commandes sa KTM, arrache son premier succès au général pour seulement deux petites secondes.