Face aux crises que traverse le monde agricole, quel avenir pour les jeunes ? Dans le lycée agricole du verger à Dol de Bretagne, près de Saint-Malo, un seul mot est dans la bouche de la prochaine génération : résilience.
Quel avenir pour l'agriculture française ? Le secteur, secoué par le vote du traité entre l'union européenne et le Mercosur, est confronté à de profondes crises. De quoi mettre en doute de jeunes élèves qui poursuivent des études en lycée professionnel agricole à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).
Clémence, Tom, Chloé et les autres ont 18 ans et suivent un BTS pour devenir éleveur. "Tout le monde nous dit que y a plus d'avenir dans l'agriculture donc c'est compliqué oui", reconnaissent-ils au micro d'Europe 1.
"Je suis sûre que c'est ce que je vais faire"
Mercosur, Epizooties... Les crises agricoles se suivent et se ressemblent, mettant dans le flou l'avenir de ces jeunes. Malgré cela, ils se disent plus que jamais motivés à entrer sur le marché du travail et reprendre, pour certains, la ferme familiale, en toute connaissance des difficultés qui les attendent.
"Mes parents étaient avant installés en tant que bovin-lait. Donc, au début, ils ont voulu me décourager du chemin de l'agriculture. Mais maintenant, je suis sûre que c'est ce que je veux faire, Mercosur ou pas Mercosur", explique l'une des élèves.
Inventer l'agriculture de demain
"De toute façon, il faudra faire évoluer nos pratiques, ne serait-ce que pour avoir une agriculture pérenne, contre les aléas climatiques. Quoiqu'il arrive, la filière agricole se remet en question tous les jours", ajoute un de ses camarades.
"C'est sûr qu'il y a de sacrées incertitudes mais toute ma famille est dedans et moi je veux continuer dans cette filière. Par exemple, ma mère est en volaille, donc pourquoi pas m'associer à terme avec elle".
Des étudiants qui utilisent l'adversité comme carburant et réfléchissent déjà à comment vivre de leur métier. Tous souhaitent miser sur les circuits courts et les débouchés de proximité pour réinventer leur profession, tout en soutenant leurs parents encore mobilisés sur les barrages.