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Procès en appel des assistants parlementaires : deuxième jour d'audience et nouvelle stratégie de défense pour le RN

[Benoit PEYRUCQ / AFP]

Au deuxième jour du procès des assistants parlementaires du RN, Marine le Pen et son parti semblent aborder la suite avec une nouvelle stratégie. Celle d'assumer d'avoir peut-être commis un délit, mais sans en avoir eu ni l'intention ni la connaissance.

Ce mercredi matin, dans la salle d'audience, Marine le Pen n'a pu s'empêcher de hocher la tête en signe d'approbation, quand son avocat, Rodolphe Bosselut, a salué l'honnêteté du Parquet général, qui a reconnu ne pas avoir fait la même lecture de l'affaire que le Parquet national financier. 

"C'est un soulagement et c'est ce soulagement que je note aujourd'hui. Les choses sont appréhendées avec beaucoup plus de sérénité et moins d'hostilité", a notamment lâché ce dernier. 

Un début de procès favorable

Concrètement, cela signifie que le Parquet général considère que la cheffe de file du RN à l'Assemblée a été injustement condamnée en première instance, et que si la Cour d'appel lui donne raison ce jeudi, le Parlement européen sera contraint de rembourser une partie du million d'euros déjà payé par le RN. 

Un début de procès pour l'instant plutôt favorable au parti, qui peut espérer une véritable seconde lecture de son dossier et aborde les semaines à venir avec une nouvelle stratégie de défense : celle d'assumer d'avoir peut-être commis un délit, mais sans en avoir eu ni l'intention ni la connaissance. 

Ainsi, Marine le Pen affirmait devant les juges n'avoir jamais eu le sentiment d'être en faute mais rejette surtout la responsabilité sur le Parlement européen, considérant qu'il n'a "pas joué son rôle d'alerte sur le sujet des assistants parlementaires".