Pour le deuxième exercice consécutif, la France n'est pas dotée d'un budget pour l'année suivante. Une loi spéciale a été votée et promulguée pour palier à ce manque le temps que le Parlement se mette d'accord sur un texte. Pendant ce temps, la quasi-totalité des changements envisagés pour amorcer le redressement des finances n'aura pas lieu.
La loi spéciale pénalise les PME
À commencer par la suppression de l'abattement fiscal de 10% sur les retraites, sauf repêchage à la reprise des débats au début de l'année 2026. Exit aussi la taxe sur le patrimoine financier placé dans des holdings, tout comme la contribution différentielle sur les hauts revenus, qui visait les 25.000 foyers les plus riches.
La surtaxe sur les bénéfices des multinationales s'éteindra, après un an d'application. En revanche, la loi spéciale pénalise les PME, qui attendaient la nouvelle étape de la suppression progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.
En ce qui concerne les économies de dépense publique, la suppression de 3.000 postes de fonctionnaires est abandonnée. À l'inverse, le renforcement des effectifs de la justice ou la défense est suspendu. Enfin, faute de budget, le guichet MaPrimRénov fermera ses portes au 1er janvier. Ce qui entrave les projets de rénovation énergétique de milliers de foyers.