La décision provoque une onde de choc en France. Ce mercredi, en appel, la justice algérienne a condamné le journaliste français Christophe Gleizes à sept ans de prison pour apologie du terrorisme. L'homme de 36 ans a été arrêté l'an dernier alors qu'il réalisait un sujet sur une équipe de foot kabyle.
Mais le dirigeant du club est également un membre des MAK, l'organisation pour l'autodétermination de la Kabylie, une organisation considérée comme terroriste par Alger. Les autorités reprochent ainsi au journaliste ses liens avec cette figure du mouvement indépendantiste.
"La mobilisation doit être la plus efficace possible"
Quelques heures après l'annonce, des élus de tout bord se mobilisent pour appeler à la libération du trentenaire. Questionné ce jeudi matin, son avocat, Emmanuel Daoud, se veut combatif. "Le pourvoi en cassation doit être introduit dans les huit jours. Donc ça nous laisse le temps de la réflexion. Et toutes les hypothèses sont sur la table. Pourvoi en cassation, recours en grâce, un mix des deux. En tout cas, nous utiliserons tous les moyens en notre possession pour faire en sorte que Christophe sorte le plus rapidement possible", insiste-t-il au micro d'Europe 1.
La famille du journaliste attend désormais que les pouvoirs publics se mobilisent afin qu'il connaisse un sort similaire à celui de Boualem Sansal, écrivain franco-algérien emprisonné en Algérie et qui a été récemment gracié. "La mobilisation doit être la plus efficace possible pour que Christophe Gleizes passe le moins de temps possible en prison, parce que sa place n'est pas en prison et la place d'un journaliste n'est pas en prison, surtout lorsqu'il est innocent", conclut-il.