L'élection présidentielle de 2027 est déjà dans toutes les têtes à droite. Bruno Retailleau s'est fixé l'été 2026 comme date limite pour que Les Républicains désignent leur candidat. Et c'est pour l'heure, le seul sujet de consensus à droite. Car, en l'absence de candidat naturel, la question d'une primaire revient comme une rengaine.
"Ça permet de créer une dynamique"
Xavier Bertrand s'y oppose, mais le scénario est plébiscité par Laurent Wauquiez et David Lisnard, favorables à un scrutin qui irait du centre-droit à Reconquête. "Je suis toujours assez favorable à une primaire ouverte", déclare la députée des Alpes-Maritimes, Michèle Tabarot. "Ça permet de créer une dynamique, on l'a vu avec François Fillon. D'autres raisons ont expliqué l'échec mais en tout cas il y avait quatre millions d'électeurs qui se sont déplacés".
D'autres cadres, comme Jean-François Copé, plaident eux aussi pour une primaire sans Reconquête, mais avec Édouard Philippe. Nouvelle illustration de la coexistence de plusieurs chapelles chez LR. En attendant, un groupe de travail a été créé pour plancher sur le sujet, manière de repousser à plus tard une question qui suscitera forcément des divisions à droite.
Un moyen aussi de s'adapter à une situation politique particulièrement mouvante, marquées ces derniers mois par de multiples rebondissements.