C'est le dernier jour d’examen du budget ce lundi à l’Assemblée nationale. Les députés ont jusqu’à ce lundi soir pour débattre sur le sujet avant d’attaquer l’autre grand texte de cette fin d’année : le PLFSS, le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Et le défi est de taille pour le gouvernement.
Un Premier ministre prêt à faire des concessions
Car, avec sept milliards d’euros d’économies prévues pour l’année 2026 afin de ramener le déficit de la Sécurité sociale à 17,5 milliards d’euros, la copie du gouvernement qui défend une large réduction des dépenses est attendue de pied ferme par les députés.
De son côté, Sébastien Lecornu est prêt à faire des concessions. Ainsi, vendredi, en réponse au parti socialiste qui dénonçait l’absence de compromis du gouvernement, après le rejet de la taxe Zucman, le premier ministre renonçait au gel des pensions de retraites et à celui des prestations sociales.
Des Socialistes trop gourmands ?
Des concessions qui viennent s’ajouter à la très attendue suspension de la réforme des retraites, mais là encore, le PS exige une concrétisation et brandit toujours la menace de la censure. Pour autant, rien ne garantit que ces gestes du gouvernement suffisent, puisque la gauche est radicalement opposée à plusieurs autres mesures du nouveau PLFSS, comme l'augmentation des franchises médicales par exemple.
"Les socialistes prendront tout ce qu'il y a à prendre sur le budget de la sécu", résume un poids lourd de la macronie, pour qui le texte devrait être largement transformé avant son vote, le 12 octobre prochain.