Un an après l’assassinat de la jeune Philippine, dans le bois de Boulogne, par un Marocain visé par une OQTF, ses parents ont pris le temps de se confier dans les colonnes du Figaro. Dès les premières lignes, la mère révèle être à moitié morte depuis ce drame
Un an après sa disparition brutale, dans la maison familiale, chaque soir une lumière brille dans la chambre de la jeune fille pour ne pas oublier l’étudiante brillante, travailleuse, et courageuse qu'elle était. Pilier de son groupe de scoutisme, elle avait pour projet de fonder une famille nombreuse avec son fiancé.
Le suspect venait de sortir de prison après une condamnation pour viol en 2019
Sa mère explique ressentir une colère sourde, révoltante. "Cet individu n’aurait jamais dû se trouver sur son chemin", a-t-elle déclaré dans les colonnes du Figaro. Le suspect venait de sortir de prison après une condamnation pour viol en 2019. Les parents de Philippine soutenaient la loi portée par le député Olivier Marleix qui allongeait la durée de rétention des étrangers jugés dangereux. Mais en août, le texte a été censuré par le Conseil Constitutionnel. La mère de la jeune fille l’affirme : cette abrogation l’a "anéantie". Elle tenait à ce texte pour "qu’il y en ait quelques-unes qui soient sauvées".