Redonner une colonne vertébrale à la droite, c'est l'ambition de Bruno Retailleau. À La Mutualité, le nouveau patron des Républicains envoie un message clair : l'heure n'est plus aux divisions mais à la reconstruction. J'ai été élu pour trancher, et je tranche, affirme-t-il, bien décidé à tourner la page des querelles d'ego.
Défendre la France des honnêtes gens qui donnent tout et demandent peu
Notre mouvement ne doit être ni une caserne, ni un McDonald's, pas de menu à la carte, j'ai trop vu un tel ou un tel porter son petit cri dans les médias, plus de cacophonie, insiste-t-il. Pas question d'un parti éclaté ou flottant, Bruno Retailleau veut un mouvement solide, cohérent, fidèle à ses valeurs et les premiers signes sont là.
20.000 nouveaux adhérents depuis son élection, un organigramme renouvelé où se croisent fidèles et figures issues de toute sensibilité, notamment des proches de Laurent Wauquiez. Mais au-delà de l'appareil, Bruno Retailleau porte une ambition morale : défendre la France des honnêtes gens, ces millions de Français discrets qui, dit-il, donnent tout et demandent peu.