Plusieurs dizaines d'Airbus sont en attente d'être livrés. Les compagnies aériennes piaffent d'impatience, pour renouveler leur flotte ou augmenter leurs rotations. Mais voilà, chaque petit grain de sable met tout à l'arrêt.
"C'est vrai que ça peut paraître extrêmement trivial"
"Un avion, c'est à peu près un million de pièces. Bien sûr, un avion ne peut pas quitter sa zone de production sans avoir ce million de pièces au complet et être correctement monté", explique Jérôme Bouchard, spécialiste aéronautique du cabinet Oliver Wyman. Il manque parfois des moteurs. Les fabricants ne sont pas nombreux et les problèmes d'approvisionnement sont loin d'être résolus. Il manque aussi des toilettes, cela peut surprendre, mais cela s'explique.
"C'est vrai que ça peut paraître extrêmement trivial, mais là aussi, nous sommes dans un avion. Des toilettes ont besoin d'être certifiées. Les toilettes d'un avion n'ont malheureusement rien à voir avec nos toilettes à la maison. Elles sont technologiquement beaucoup plus compliquées".
Et cela concerne surtout les A350. Des contre-temps fâcheux, mais Airbus se veut optimiste, l'objectif de livrer 820 appareils cette année reste d'actualité.