Au lendemain de réunions avec le gouvernement jugées "pas satisfaisantes" par les représentants syndicaux, des fédérations de taxis ont annoncé mercredi "continuer le mouvement" jusqu'à samedi à Paris et à Pau. Philippe Tabarot, ministre chargé des Transports, persiste et signe également la nécessité de l'accroissement d'un contrôle des VTC contre la maraude et le "racolage" illégaux. Interrogé par Sonia Mabrouk, il indique que "dialoguer ne veut pas dire céder".
Dialogue avec les acteurs
Le ministre ouvre tout de même la porte à un dialogue avec les chauffeurs de taxis : "Nous gardons les mêmes objectifs financiers mais tous les préfets vont travailler avec les taxis pour trouver des solutions qui puisse permettre de garder ses objectifs d'un côté, mais également d'écouter les difficultés que rencontrent sur le terrain les taxis qui font du sanitaire", explique-t-il.
Il estime nécessaire la lutte contre les plateformes intermédiaires entre les VTC et les plateformes. Ce sont des sociétés éphémères, souvent basés à l'étranger, qui capitalisent sur le travail des VTC. Ils ne payent souvent aucune charge. "Je pense que cette réforme ne peut pas se faire contre les acteurs. Par contre, on doit garder cet objectif", explique-t-il.