Plus la date fatidique approche, moins les prétendants retiennent leurs coups. Une étape importante sera atteinte ce soir dans la course à la présidence du parti des Républicains puisque le délai pour adhérer au parti prend fin à minuit. Le scrutin n'aura lieu que le 17 mai, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez entrent dans la dernière ligne droite de la campagne.
Donné en difficulté dans certains sondages, Laurent Wauquiez passe à l'offensive, marque son indépendance vis-à-vis du bloc central et dénonce par contraste une capitulation du gouvernement dans le dossier algérien porté par son rival Bruno Retailleau : "On est en train d'assister à une perte totale de contrôle de la situation, de la sécurité et de l'ordre public dans notre pays. Quel est l'enjeu dans cette relation avec l'Algérie ? Ce dont on parle, c'est la sécurité des Français".
Un scrutin, plusieurs enjeux
Aux attaques du député de Haute-Loire, le ministre de l'Intérieur répond par l'humour, notamment sur sa proposition très clivante d'enfermer les OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon : "Vive Saint-Pierre-et-Miquelon ! C'est le premier territoire à s'être rallié à la France Libre du général de Gaulle. Donc bravo !".
Il faut dire que les deux candidats savent qu'ils jouent leur avenir politique à long terme. Si pour Laurent Wauquiez un échec signerait la fin de ses ambitions présidentielles. Pour Bruno Retailleau, cela acterait surtout un désaveu éclair de son action à l'Intérieur.
En clair, le duel s'intensifie et la méfiance s'installe puisque si le Vendéen est donné pour l'instant grand favori des sondages, plusieurs connaisseurs du parti l'affirment, il peut y avoir des surprises et il n'y a pas un congrès sans triche.