Lors d'un rassemblement place Vauban, Marine Le Pen a dénoncé une "décision politique" et une "chasse aux sorcières" suite à sa condamnation à cinq ans d'inéligibilité dans l'affaire des assistants des eurodéputés du FN. Décision dont elle a fait appel. Si elle est à nouveau "présumée innocente", sa réaction et celle de son parti en interpelle plus d'un.
"Touche pas à ma candidature"
C'est le cas d'Aurore Bergé ce lundi dans la Grande interview Europe 1-CNews. "Je suis quand même interpellée par le fait d'avoir un meeting, qui est un meeting uniquement en réaction à une décision judiciaire, et un meeting dont le seul propos est de dire 'touche pas à ma candidature'", tacle la ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, au micro de Sonia Mabrouk.
"Il n'y a aucune raison qu'il y ait une forme de totem d'immunité au regard des sondages", complète-t-elle, rappelant qu'il y aura une candidature du Rassemblement national à l'élection présidentielle de 2027, même si ce n'est pas Marine Le Pen. "Qu'on respecte l'autorité de la chose jugée, qu'on respecte les décisions de justice. On ne peut pas accepter que dans notre pays, nous ayons aujourd'hui des magistrats et des juges qui soient sous protection policière", conclut la ministre.