L'un était en consultation chez le médecin, l'autre à l'école d'application militaire de Fontainebleau : René Riffaud et Ferdinand Gilson ont tous les deux connu le jour où la Première Guerre mondiale a officiellement pris fin. Cent ans après l'armistice du 11 novembre 1918, Europe 1 rediffuse les témoignages de ces "Poilus" interrogés par nos reporters dans les années 2000. Ces récits revêtent un caractère d'autant plus précieux que le dernier survivant des combattants des tranchées , Lazare Ponticelli, est décédé depuis dix ans.
>> 11 novembre :édition spéciale avec Wendy Bouchard dimanche matin
"Un copain arrive dans la chambrée et dit la guerre est finie, c'est tout", se souvenait simplement Ferdinand Gilson. Son sentiment à ce moment-là ? "Ce que pourrait penser un condamné à mort si on lui disait qu'il était gracié". Et le Poilu de chanter au micro une chanson retenue de ses jeunes années : "La guerre un beau jour, tout comme les amours, finira bien je l'espère…."