C'est une des conséquences de la loi Climat Résilience qui prévoit l'interdiction de la mise en location des passoires énergétiques. La loi prendra effet à partir de 2025, mais les propriétaires bailleurs revendent déjà leurs biens pour ne pas avoir à faire les travaux de rénovation énergétique.
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+72% en un an à Paris
Dans de nombreuses villes, le nombre de passoires énergétiques mises sur le marché est en hausse : +72% sur un an à Paris, +74% à Rennes et +40% à Lyon et à Lille selon les chiffres du groupe SeLoger. C'est le cas aussi à Rouen, où Julien et sa compagne ont fait le choix de vendre le studio de 15m2 qu'ils avaient acheté il y a 5 ans. Après le départ de leur locataire, ils ont fait réaliser un nouveau diagnostic de performance énergétique. Résultat : l'appartement est désormais classé G. Il faudra donc faire des travaux pour le mettre en location.
Et au-delà du coût - entre 8.000 et 13.000 euros, malgré les aides - Julien regrette le manque de faisabilité de l'opération. "Le diagnostiqueur préconise des travaux, notamment remplacer le système de chauffage par une pompe à chaleur, sauf qu'on est dans une copro. Il faut donc des autorisations : celle des autres copropriétaires et d'urbanisme. Sans compter, le coût des travaux", explique-t-il. C'est sans compter l'absence de loyer, pendant toute la durée des travaux, alors que le couple a un crédit à rembourser. Mettre en vente sa passoire énergétique n'est pas de tout repos. Ce genre de logements est de plus en plus boudé par les acquéreurs et forcément, les prix baissent.