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Menaces à la bombe sur des vols en Europe : au moins huit appareils visés à Prague vendredi, une sur un vol Ryanair entre Lisbonne et Rome

[Philippe TURPIN / Photononstop / Photononstop via AFP]

L'appareil qui devait relier les deux capitales vendredi matin a fait l'objet d'une inspection de sécurité après une menace à la bombe. Aucun explosif ni objet suspect n'a été détecté. Cette alerte intervient après une série de menaces similaires ayant visé une vingtaine de vols en Europe jeudi.

Au moins huit vols au départ ou à destination de Prague ont été visés à nouveau vendredi par une alerte à la bombe, a déclaré l'aéroport de la capitale tchèque à l'AFP. "Les menaces concernent les vols arrivant du Danemark, de l'Espagne et de la Grande-Bretagne. Pour ce qui est des vols au départ, il s'agit de vols à destination des Pays-Bas, de Chypre, de la Roumanie, de l'Italie et de la Grande-Bretagne", a précisé une porte-parole de l'aéroport.

Un vol de la compagnie Ryanair qui devait partir de Lisbonne en direction de Rome vendredi matin a été également visé par une "menace de bombe" qui s'est avérée une fausse alerte, ont annoncé les autorités portugaises. L'alerte a été donnée alors que l'appareil qui devait assurer ce vol réalisait encore sa liaison précédente et s'approchait de l'aéroport de Lisbonne, en provenance de Rome également.

"Suite à la menace de bombe visant le vol FR8197, au départ de Lisbonne et à destination de Rome, nous informons que l'Unité Spéciale de Police (UEP) a procédé à une inspection de sécurité de l'aéronef, sans qu'aucun engin explosif ni objet suspect n'ait été détecté", a indiqué la police portugaise dans un communiqué.

Tous les passagers et leurs bagages "ont été à nouveau soumis à un contrôle de sécurité, sans qu'aucune anomalie ni objet suspect n'ait été détecté", a-t-elle précisé. Après de fausses alertes similaires en début de semaine, au moins 20 vols - pour la plupart de compagnies low-cost - avaient été visés par des alertes à la bombe jeudi en fin d'après-midi, selon plusieurs autorités et compagnies aériennes.

"Un canular"

Tous les avions - dont trois qui ont été déroutés - ont atterri sans incident et aucun explosif n'a été retrouvé, ont-elles précisé. Aucune revendication n'a été faite pour l'ensemble des vols, mais il était affirmé dans des menaces visant certains d'entre eux et envoyées aux aéroports de Rome et de Sofia, qu'elles émanaient des "combattants de l'État masculin".

Cela semble renvoyer au nom d'un mouvement ultranationaliste russe, sans qu'il soit possible de vérifier le lien. L'aéroport britannique de Birmingham, dans le centre de l'Angleterre, a quant à lui dit à l'AFP avoir reçu une menace similaire, dans laquelle le groupe était désigné sous le nom d'"État des hommes" et qui s'est avérée être "un canular".

Un porte-parole d'Heathrow a pour sa part raconté que cet aéroport londonien avait reçu une menace qui avait été "jugée non crédible". L'armée de l'Air française a annoncé que deux de ses avions de combat avaient escorté en Normandie un appareil de la compagnie irlandaise Aer Lingus, qui reliait Dublin à Rome, après une alerte des autorités italiennes.