Un avion de ligne A320 reliant Dublin à Rome a été dérouté vers la base aérienne d'Évreux, en Normandie, en raison d'une alerte à la bombe à bord jeudi 5 novembre. Une enquête a été ouverte car le pilote "aurait refusé" dans un premier temps de se poser.
Le parquet d'Évreux a annoncé à l'AFP l'ouverture d'une enquête au sujet du pilote de l'avion d'Aer Lingus qui "aurait refusé" d'atterrir sur la base militaire d'Évreux, "préférant un aéroport civil", poussant l'armée française à mobiliser deux avions pour l'escorter.
Le procureur de la République, Rémi Coutin, a annoncé s'être rendu sur la base aérienne 105 de l'armée de l'air et de l'espace, à Évreux, où s'est finalement posé l'A320 qui effectuait la liaison entre Dublin et Rome avec 157 personnes à bord, en raison d'une alerte à la bombe.
De fausses alertes à la bombe qui se multiplient sur le trafic aérien européen
Le pilote irlandais "sera entendu en audition libre et je déciderai plus tard d'une éventuelle garde à vue", a précisé le magistrat à l'AFP.
"Les passagers sont tous descendus de l'avion, ils ont été contrôlés par les gendarmes et montent dans des bus pour aller dans un gymnase de la base aérienne", a expliqué Rémi Coutin. "Je suis sur place pour éclaircir le comportement du pilote irlandais de l'avion Aer Lingus qui aurait refusé d'obtempérer à l'ordre donné d'atterrir sur un aéroport militaire, préférant un aéroport civil", a déclaré le procureur.
"Deux avions de chasse ont donc dû décoller pour l'escorter jusqu'à la base aérienne 105. Il s'agit d'une infraction spécifique du code des transports", a-t-il poursuivi. L'enquête a été confiée "à la section de recherche des transports aériens de Roissy, de l'armée de l'air et de l'espace de Villacoublay et au groupement de gendarmerie de l'Eure", a ajouté Rémi Coutin.
Pour la troisième fois cette semaine, de fausses alertes à la bombe ont perturbé le trafic aérien européen, poussant jeudi plusieurs vols à se dérouter, notamment au départ de l'Italie et à destination de la Bulgarie ou de la République tchèque. A midi jeudi, douze vols avaient été visés par des alertes à la bombe, ont indiqué plusieurs autorités et compagnies. Tous les vols se sont posés en sécurité, ont-elles confirmé.