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Avant les manifestations, comment l'État tente de neutraliser les profils les plus violents et radicaux ?

Pour éviter que des éléments violents ne se mêlent aux cortèges, le ministère de l'Intérieur a multiplié les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) lors du week-end des 31 octobre et 1er novembre. [Jerome Gilles / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Pour éviter que des éléments violents ne se mêlent aux cortèges, le ministère de l'Intérieur a multiplié les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) lors du week-end des 31 octobre et 1er novembre. Selon les informations d'Europe 1, environ 75 personnes ont été visées par ces obligations de pointage, assignations à résidence ou interdictions de manifester.

La place Beauvau a-t-elle trouvé la parade pour que les éléments violents ne se mêlent pas aux cortèges ? Le ministère de l'Intérieur a multiplié les obligations de pointage et les assignations à résidence pour les plus radicaux.

Des dispositifs censés dissuader les radicaux de se rendre dans les manifestations. Selon les informations d'Europe 1, environ 75 mesures administratives ont été prononcées lors du week-end du 31 octobre et du 1er novembre.

Certains d'entre eux ont reçu la notification le vendredi 30 octobre vers 22h. Le ministère de l'Intérieur a multiplié la délivrance de mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS).

Un dispositif efficace, mais contesté par les avocats de la mouvance contestataire

Cet outil administratif, qui s'appuie sur les services de renseignement, permet à la place Beauvau d'empêcher certains individus de se rendre dans les manifestations. Mais, pour l'heure, il est manié avec délicatesse par les autorités, car les avocats de la mouvance contestataire fustigent "un procédé pour criminaliser la contestation sociale et politique".

Ils dénoncent un détournement de la MICAS, à l'origine utilisée pour avoir un œil sur les individus radicalisés. Reste que c'est un outil efficace puisque les personnes visées risquent jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende en cas de non-respect de la mesure.