Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, appelle à laisser travailler les lycéens qui le souhaitent. Ce matin, selon le ministère, 1% des lycées étaient bloqués, soit 3.700 élèves. À Lille, devant le lycée Montebello, les avis sont partagés.
"Plus de moyens pour les lycées." Le message est écrit sur une bâche blanche accrochée devant les grilles de l'établissement. Quelques poubelles brûlent, la route est barrée et environ 200 jeunes sont rassemblés. Au ministère, le ton est à l'inquiétude. Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale redoute une année scolaire à risque pour les élèves qui passent le bac.
“Qu'ils bougent”
Pour deux lycéens de terminale, les récentes annonces du gouvernement ne suffisent pas. "Je pense qu'il faut qu'on continue de se faire entendre tant qu'il n'y a pas de vraie réforme", explique l'un d'eux. "Le gouvernement dit qu'ils entendent les élèves, mais qu'ils agissent en fait, qu'ils bougent." Leurs revendications sont claires : la suppression définitive de Parcoursup et des classes moins chargées.
Quatre semaines de blocage depuis la rentrée
D'autres élèves s'inquiètent de voir les blocus et les cours annulés s'enchaîner. C'est le cas de cet élève de seconde : "On vient d'arriver, on n'a pas fait énormément de cours et on commence les blocus et tout et je sais pas si ça va se terminer. Ça peut nous mettre en retard pour les prochaines classes."
À côté de lui, un camarade compte sur ses doigts les semaines de blocage depuis septembre : quatre au total. Des cours à distance existent, mais pour ces lycéens, ils ne suffisent pas à rattraper le retard accumulé.