La mobilisation recule fortement, mais les violences ont de nouveau visé les forces de l'ordre ce week-end. Gendarmes touchés par une bombe artisanale à Paris, barricades à Marseille, heurts à Grenoble... Le bilan national reste lourd, à trois jours d'une nouvelle journée de grève.
La mobilisation de samedi, acte III du mouvement contre la vie chère, a été marquée par un recul de la participation, mais aussi par de nouvelles violences dans plusieurs villes de France. 320.000 personnes ont manifesté dans le pays, dont 70.000 à Paris, soit 42% de moins qu'il y a quinze jours.
Malgré cette baisse, les forces de l'ordre ont de nouveau été visées, avec près de 800 interpellations sur l'ensemble de la journée et de la nuit.
Une bombe artisanale explose sous des gendarmes
Une image a fait le tour des médias, celle de gendarmes mobiles en flammes, porte de Charenton, dans le 12e arrondissement de Paris. Une bombe artisanale a explosé au pied d'une colonne de gendarmes. Trois d'entre eux ont été blessés, et une enquête a été ouverte pour tentative d'homicide.
Autre scène, à Marseille, avec des barricades et des feux allumés, et des affrontements autour de la place de la Plaine. À Grenoble, des heurts avec la police ont éclaté après la dispersion du cortège. À Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Lille ou Nantes, des groupes radicaux ont tenté de rejoindre les centres-villes pour y commettre des dégradations.
Un bilan national toujours lourd
Au niveau national, le bilan fait état de 779 interpellations, 159 policiers et gendarmes blessés, 515 départs de feu et 36 commerces dégradés. La nuit d'Halloween a apporté son lot d'incidents supplémentaires, avec 43 membres des forces de l'ordre blessés au cours de la nuit.
La mobilisation s'affaiblit, mais les violences persistent. Un nouveau rendez-vous social est fixé à jeudi, avec une nouvelle journée de grève et de manifestations.