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«Si quiconque n'est pas d'accord avec LFI, c'est un fasciste, il n'y a plus de discussion possible», s'alarme Eric Naulleau

[© Europe 1]

Éric Naulleau dénonce une surenchère verbale dans le débat politique qui, selon lui, mène à une impasse. Lors de "L'Heure des Pros", l'écrivain déplore qu'"il n'y a plus que la rue, la bagarre et la guerre".

Lors de L'Heure des Pros, Eric Naulleau a vivement dénoncé la montée des tensions dans le débat politique. Il évoque d'abord "un avocat qui a fait des listes de personnes qu'il faut aller chercher". "Vous savez ce que ça veut dire, aller chercher les personnes, ça veut dire les tuer. Il n'y a aucune limite."

Il s'en prend ensuite à ce qu'il appelle "la guerre des mots". Il regrette que Quentin Deranque soit qualifié de "néo-nazi" par Éric Coquerel alors que, pendant ce temps, le député LFI "se réclame du trotskisme, donc du communisme qui a fait 100 millions de morts, et ça ne pose aucun problème". 

"Ça ne peut se terminer que très mal"

Il juge aussi que "le dernier argument", selon lequel le fascisme, puis le nazisme sont "à nos portes" et qu'il faut donc "serrer les rangs", "n'est pas sérieux".

Pour Éric Naulleau, cette surenchère mène droit dans le mur. "Ça ne peut se terminer que très mal. Si quiconque n'est pas d'accord avec vous est un fasciste, et maintenant un nazi, il n'y a plus de discussion possible. Il n'y a plus que la rue, la bagarre et la guerre."