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«Il faut changer les dates» : Bruno Retailleau appelle une nouvelle fois à reprogrammer l'élection présidentielle

Le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle Bruno Retailleau, était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi matin. Au micro de Laurence Ferrari, il appelle une nouvelle fois Emmanuel Macron a changé les dates de l'élection présidentielle, dont le second tour est prévu le lendemain du 1er mai 2027. 

Les dates font polémiques. Alors que les Français s'apprêtent dans quelques mois à retourner aux urnes pour élire un nouveau président, les dates du scrutin font débat. Actuellement, le premier tour est prévu le dimanche 18 avril et le second tour est programmé au 2 mai 2027. 

Un second tour qui aura donc lieu le lendemain du 1er-Mai, ce qui inquiète Bruno Retailleau, candidat Les Républicains à l'Élysée, qui appelle Emmanuel Macron a "changer les dates". 

"On nous a réunis il u a quelques temps à Matignon pour essayer de trouver les meilleures dates pour l'élection. La grande majorité ne voulait pas un second tour le lendemain du 1er-Mai. Pourquoi ? Parce qu'il y a une règle, c'est que la campagne électorale s'arrête vendredi minuit. Or, le 1er mai, il y aura des candidats de gauche qui s'afficheront", souligne Bruno Retailleau, qui estime que leur participation aux cortèges le jour de la fête du Travail "posera un problème de légalité". 

"On ne peut pas soumettre l'élection présidentielle à un tel aléa"

"Surtout, si le 1er-Mai prochain, il se passe ce qu'il s'est passé le 17 octobre dernier", quel influence sur les électeurs ces événements auront-ils ? "Une France complètement torpillé, saccagée, incendiée et le lendemain, on devrait aller aux urnes calmement ? Ce n'est pas possible", s'alarme Bruno Retailleau, qui demande à changer les dates de l'élection présidentielle. 

"Si vous ne changez pas cette date d'élection, j'y verrai en réalité une arrière-pensée et une responsabilité majeure. On ne peut pas soumettre l'élection présidentielle à un tel aléa. Il faut changer les dates", conclut-il, ajoutant que le Président de la République avait jusqu'à la fin de l'année pour le faire.