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«Il y a un lien entre le désordre migratoire et le désordre sécuritaire», constate Bruno Retailleau, président Les Républicains

[© Europe 1]

Le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle, Bruno Retailleau, a assuré lors de la Grande Interview Europe 1 - CNews, qu'"il y a un lien entre le désordre migratoire et le désordre sécuritaire". "Il faut ouvrir les yeux" assène-t-il.

En marge des manifestations depuis le 17 octobre, Bruno Retailleau a déploré "un lien entre le désordre migratoire et le désordre sécuritaire". Le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle s'est appuyé sur les propos de Jérôme Fourquet, politologue et directeur du département Opinion à l'IFOP, pour clarifier son point de vue.

L'ancien ministre de l'Intérieur a détaillé son propos : "Je pense que c'est fondamental d'avoir une fermeté sur le plan migratoire. On sait maintenant qu'il y a un lien entre le désordre migratoire et le désordre sécuritaire. Ce lien, on l'a vu d'ailleurs le 17 octobre, il était établi". 

"Il faut ouvrir les yeux", martèle Bruno Retailleau

"Je lisais une analyse de Jérôme Fourquet (politologue et directeur du département Opinion à l'IFOP) que personne ne conteste. Il a évoqué la proportion de prénoms qui sont impliqués (dans les violences du 17 octobre), qui ne sont pas d'origine française. La-dessus, il faut ouvrir les yeux. Il faut reprendre la main, aussi, sur cette immigration de masse qui crée beaucoup de désespoir", a-t-il appelé.

"Je pense qu'il faut une politique de civilisation qui doit commencer par l'ordre républicain, l'ordre public", a-t-il continué. "Mais il faudra une nouvelle politique pénale, sur les mineurs, par exemple, avec une majorité pénale à 15 ans. Il faut faire en sorte qu'on ait des peines minimales dès lors qu'on touche à un uniforme : sapeur-pompier, policier ou gendarme. Une politique éducative forte doit être menée, car il ne faudra pas avoir peur d'avoir des établissements disciplinaires pour des jeunes qui sont à la dérive", a conclut Bruno Retailleau.