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«J'ai vu les casseurs avec des haches» : à Bordeaux, nouveaux pillages en marge de la manifestation du 24 octobre

L'acte II contre la vie chère s'est déroulé dans le calme ce samedi quasiment partout en France. Mais à Bordeaux, des casseurs se sont infiltrés dans le cortège, réussissant à pénétrer dans de nouvelles boutiques, pour le plus grand désastre des commerçants qui avaient pourtant pris leurs dispositions pour éviter de nouveaux pillages.

Des manifestations dispersées essentiellement dans le calme, mais pas partout. Ce samedi, au moins 410.000 personnes ont défilé à travers la France pour protester contre le manque de moyens dans les services publics et le coût de la vie. 

Un deuxième acte qui s'est déroulé dans la majorité des cas dans le calme, contrairement à la semaine dernière où le mouvement avait été entaché de milliers de pillages. Mais à Bordeaux, malgré les précautions prises par les commerçants, des boutiques ont été pillées en marge du cortège. 

C'est le cas pour cette boutique de téléphones reconditionnés, située à quelques pas du cortège de la manifestation, pourtant interdite par la préfecture. Ici, les étagères sont à terre et la marchandise a disparu. Le préjudice pour Valentin se compte en dizaines de milliers d'euros.

"On est un peu en colère"

"Ils ont pris tout ce qu'il y avait de visible. Que ce soit téléphones, casques, tablettes, Macbook ou PC... On avait pourtant enlevé le maximum" de produits sur les étals, explique-t-il au micro d'Europe 1. 

Et les grosses plaques de bois sur les vitrines n'ont pas arrêté les casseurs. "Je les ai vus avec des haches", assure-t-il. "Donc, on aurait pu mettre n'importe quelle sécurité, face à une hache, ça n'aurait pas tenu", confie le gérant. 

Pourtant, "On avait tout bien sécurisé en amont, avec des doubles contreforts mais ça n'a pas suffi, ils ont quand même pu casser les vitrines", ajoute Valentin. 

Pour cette entreprise qui n'a qu'un an, il sera très compliqué de rebondir. "Tout était neuf, le mobilier était neuf. Donc, pour une entreprise à taille humaine comme la nôtre, c'est compliqué. On est un peu en colère, on ne sait pas comment va se dérouler la suite", conclut le gérant. Une suite qui s'écrit en pointillé pour Valentin à deux mois jour pour jour de Noël.