C'est quasiment un acte de candidature à sa propre succession que fait Emmanuel Macron jeudi dans le journal L'Opinion. Le président y imagine, dans le cadre d'une édition spéciale numéro 2.000 de l'hebdomadaire, la France de 2025 . Le fondateur du journal Nicolas Beytout (également éditorialiste politique sur Europe 1) explique au micro de Philippe Vandel dans l'émission Culture Médias comment le président de la République a accepté de se prêter à ce jeu de projection dans le futur.
Comment Nicolas Beytout a-t-il obtenu la participation du président ? "En demandant, tout simplement", résume-t-il, expliquant que le temps avait joué en sa faveur. "Les choses se sont passées il y a assez longtemps, parce que ce genre de numéro est assez facile à prévoir. Donc, on a monté cette affaire avec le rédacteur en chef Rémi Godeau. On a fait une liste de souhaits possibles. Et puis on s'est lancé et on a demandé à Emmanuel Macron."
Une participation incertaine
Mais, malgré une équipe présidentielle qui s'est vite montrée intéressée par le défi d'imagination, le texte d'Emmanuel Macron a failli ne pas paraître. "On a eu le texte hier après-midi. Jusqu'à hier après-midi, nous n'étions pas sûrs de l'avoir, parce que le calendrier d'un président est imprévisible", précise Nicolas Beytout. "C'est la loi du genre, il n'y a aucune critique possible sur ce sujet".
Le fondateur de L'Opinion a ainsi cru, après l'attentat de Rambouillet vendredi dernier, que la participation présidentielle ne serait pas rédigée et envoyée à temps. "Je me suis dit que l'on ferait sans Emmanuel Macron. Mais on a eu la chance de faire avec" se réjouit-il. C'est au total une cinquantaine de personnalités issues de différents univers qui ont, chacun à leur façon, imaginer la France dans laquelle sortira le numéro 3.000 de L'Opinion. Parmi elles, deux membres du gouvernement : le ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti et le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.