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INFO EUROPE 1 - Congrès du RN à Orléans : jusqu’à 40.000 opposants, dont 2.000 éléments radicaux attendus ce week-end

Samedi, une manifestation contre le RN est prévue à l’appel de syndicats, dont la CGT et la CFDT, et de partis politiques comme le PS, Les Écologistes et le NPA. [Anne-Christine POUJOULAT / AFP]

Près de 10.000 militants sont attendus ce week-end à Orléans pour le 19e congrès du Rassemblement national, qui doit officialiser la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. Un rendez-vous politique sous haute surveillance, alors que les autorités redoutent des débordements. Des opposants au RN, dont des militants antifascistes et des groupes radicaux, ont prévu de se mobiliser.

Le Rassemblement national se réunit ce week-end au Zénith d’Orléans pour deux jours de congrès. Marine Le Pen doit y être investie comme candidate officielle du RN. Mais derrière ce rendez-vous politique, qui doit réunir près de 10.000 militants, les risques de violences préoccupent les autorités.

Un village antifasciste prévu

Samedi, une manifestation contre le RN est prévue à l’appel de syndicats, dont la CGT et la CFDT, et de partis politiques comme le PS, Les Écologistes et le NPA. Plusieurs personnalités, dont le maire insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko, et la députée Clémentine Autain, ont annoncé leur participation.

Selon les estimations du renseignement territorial, jusqu’à 40.000 personnes pourraient défiler dans les rues d’Orléans. Un village antifasciste doit ensuite réunir des associations et des organisations de gauche et d’extrême gauche. Les autorités redoutent également que des manifestants issus des Gilets jaunes se joignent à la mobilisation et que des incidents surviennent en marge des rassemblements.

Des regroupements d’éléments radicaux redoutés

Les principales craintes des autorités se concentrent sur la journée de dimanche. Selon les informations d’Europe 1, près de 2.000 individus radicaux pourraient se regrouper, parmi lesquels plusieurs centaines de militants susceptibles d’appartenir à des black blocs. Des groupuscules d’ultragauche, venus notamment de Paris et de Bordeaux, sont attendus.

Face à ces risques, le RN prévoit de renforcer son dispositif de sécurité privée autour du Zénith et à l’intérieur de la salle. Le préfet de région, Hugues Moutouh, doit présenter jeudi à 16 heures le dispositif policier, annoncé comme largement renforcé. Les autorités se préparent ainsi à un week-end sous haute tension.