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Vacances, carburant, loisirs, repas : la moitié des locataires HLM ont connu au moins trois privations, selon une enquête

[© Frédéric Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

La moitié des locataires HLM déclarent avoir connu au moins trois privations en un an, selon l'Ancols. Vacances, déplacements, loisirs mais aussi soins médicaux et alimentation, les ménages rognent sur de nombreux postes, avec une situation plus difficile encore pour les familles monoparentales.

La moitié des locataires du parc HLM ont déclaré avoir connu "au moins trois privations", dont des vacances, des déplacements et des loisirs, au cours des douze derniers mois, a annoncé l'Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols).

Par manque de ressources, huit ménages sur dix ont également été contraints de se priver d'une chose, selon une enquête annuelle de l'Ancols auprès de 3.500 ménages locataires du parc de logements sociaux et réalisée entre mai et juillet 2026.

Les principaux postes de dépense sur lesquels les ménages rognent sont les vacances, les déplacements non contraints et les loisirs.

Ainsi, "61% des ménages interrogés ont déclaré ne pas avoir pu s’offrir au moins une semaine de vacances hors de leur domicile par manque d’argent", "58% ont limité leurs déplacements" et "56% ont indiqué ne pas pouvoir faire de sorties ou de loisirs avec leurs proches".

31% des ménages interrogés ont repoussé des soins médicaux

L'Ancols relève d'ailleurs que 7 ménages sur 10 ayant un véhicule ont limité leur consommation de carburant ou leurs déplacements non contraints en raison de la hausse récente du prix du carburant.

La santé fait aussi partie des privations : 31% des ménages interrogés ont repoussé des soins médicaux au cours des douze derniers mois.

Quant aux restrictions alimentaires, elles concernent six ménages sur dix : 51% des locataires déclarent ne pas pouvoir toujours acheter les aliments souhaités et 8% qu’il leur arrive de ne pas avoir assez à manger.

La part des familles monoparentales rencontrant régulièrement des difficultés à boucler les fins de mois atteint 72%, davantage que dans la totalité des ménages (62%).