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Violences urbaines : traumatisée par l'incendie de l'hôtel de ville, Limoges attend le soutien de l'Etat

[© Pascal LACHENAUD / AFP]

Un bâtiment du XIXe siècle réduit à sa charpente, une ville sous le choc. À Limoges, le maire réclame que l'État paie l'intégralité de la reconstruction de l'hôtel de ville et menace de démissionner. Sébastien Lecornu a promis, par courrier, de venir sur place cette semaine pour éviter une crise politique.

Deux jours après les violences de samedi soir, les Limougeauds viennent encore se recueillir devant leur hôtel de ville, dont la charpente est désormais apparente. Ce bâtiment du XIXe siècle a été totalement détruit par un incendie provoqué par des casseurs. 

Selon le maire, les forces de l'ordre, en sous-effectif, ont reculé. Il demande à l'État de prendre en charge les travaux de reconstruction de la mairie de la préfecture de la Haute-Vienne.

Une image qui symbolise les attaques contre la République

La mairie de Limoges en flammes est devenue l'image des innombrables attaques visant la République ces dernières heures. Sur place, la sidération reste très présente chez les habitants.

Odile réclame un grand élan national, avec une cagnotte. "Il faut qu'il y ait un appel aux dons comme ça a été fait pour Notre-Dame. On fait des cagnottes participatives pour tout et n'importe quoi. Après tout, pourquoi pas pour reconstruire la mairie de Limoges", estime-t-elle.

"Personne d'autre ne doit payer", estiment des habitants

Sylvie affiche un attachement viscéral à ce bâtiment et pointe la responsabilité de l'État. "Personne d'autre ne doit payer. Ça représente notre ville, c'est un symbole. Il n'y a pas que Paris, nous on existe aussi", lance-t-elle. Elle se range derrière le maire, qui "a très bien parlé". "Il a dit qu'il va falloir qu'ils se bougent là-haut pour reconstruire au plus vite, sinon ça va mal aller", ajoute-t-elle.

Le maire partage ce sentiment et menace de démissionner si l'État ne paie pas la totalité de la reconstruction. Dans une lettre, Sébastien Lecornu a promis de se rendre à Limoges cette semaine. Le Premier ministre cherche à éviter le séisme politique que représenterait la démission du maire de la 30e ville de France.