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Casseurs, préfets, présidentielle... Ce qu'il faut retenir de la prise de parole d'Emmanuel Macron

Casseurs, préfets, présidentielle... Ce qu'il faut retenir de la prise de parole d'Emmanuel Macron [Ludovic MARIN / AFP]

Au lendemain des violences et des scènes de pillages qui ont éclaté après les manifestations contre la vie chère, Emmanuel Macron a prononcé une allocution dans laquelle il a promis que l'État serait "intraitable" face aux casseurs, les préfets pourront "interdire" certains rassemblements. Mais le chef de l'État a également évoqué la prochaine présidentielle. 

Les scènes de pillages et de violences ont fait le tour du monde et ont choqué. Face à cette situation, Emmanuel Macron a prononcé une allocution aux Français. Depuis le palais de l'Élysée, le chef de l'État a promis que l'exécutif sera "intraitable" face aux casseurs. 

De plus, les préfets pourront désormais "interdire" certains rassemblements : "Les préfets prendront les décisions en lien avec les maires pour protéger nos villes, nos bâtiments publics et nos commerces", a déclaré Emmanuel Macron. 

"J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite"

Le président de la République a promis "la transparence" quant à la stratégie du maintien de l'ordre employée ce samedi, alors que l'exécutif est pointé du doigt après le saccage de nombreux commerces et bâtiments publics dans plusieurs grandes villes. 

Le chef de l'État a demandé au gouvernement, et notamment au "ministre de l'Intérieur" de "tirer toutes les leçons" des événements "en matière de renseignement et d'anticipation". "J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite", a promis le président. 

Face aux scènes de pillages et de saccages, Emmanuel Macron affirme que "nous ressentons tous, ce soir, de la colère, de la honte". Cependant, le chef de l'État appelle à ne pas "confondre" les manifestants "aux revendications légitimes" avec les casseurs. 

"Notre pays mérite une belle élection présidentielle dans six mois"

Il a assuré de son soutien les commerçants qui ont vu leur commerce être détruit et a affirmé que l'État serait là pour les soutenir. À l'origine de ce mouvement de contestation, Emmanuel Macron a eu des mots pour la jeunesse qui "exprime une angoisse profonde dans les lycées comme dans les universités". Il affirme les comprendre et assure qu'ils sont au cœur de son engagement politique.

Le chef de l'État déclare que "leur parole doit être entendue, sans minimiser les difficultés". Il estime que le travail est déjà engagé avec la plateforme mise en place par le ministère de l'Éducation qui doit permettre de "construire des réponses adaptées". 

Enfin, Emmanuel Macron s'est exprimé sur le sujet de la prochaine élection présidentielle. Selon lui, "notre pays mérite une belle élection présidentielle dans six mois" car la France "est une grande force démocratique". Il appelle à la tenue de débats d'idées "dans des réunions publiques", avec les partis, et pas dans la rue et "par la violence".