Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Violences du 17 octobre : Marine Le Pen dénonce «une menace sur la démocratie» et «un pouvoir macroniste épuisé»

Violences du 17 octobre : Marine Le Pen dénonce «une menace sur la démocratie» et «un pouvoir macroniste épuisé» [NICOLAS TUCAT / AFP]

Au lendemain des violences qui ont éclaté après les manifestations contre la vie chère et quelques heures avant l'allocution du chef de l'État, Marine Le Pen s'est exprimée dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. La candidate RN à la présidentielle a dénoncé une "crise profonde". 

Marine Le Pen a réagi dimanche aux violences qui ont marqué la journée de samedi en marge de la mobilisation sociale en dénonçant une "crise profonde" qui fait peser une "menace pour la démocratie", dans une allocution vidéo au ton très solennel postée sur ses réseaux sociaux.

Assise derrière son bureau devant un drapeau français et sa robe d'avocate, la cheffe de file du RN a déploré "une crise profonde de confiance, d'autorité, qui fait peser une menace sur la démocratie" et appelé "tous les Français au calme, à la dignité et à la retenue républicaine".

"L'ordre n'existe plus aujourd'hui en France"

La candidate d'extrême droite a fustigé un "pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté", dressant le constat d'une France "prise en étau, voire en otage, entre la violence et l'impuissance". Favorite des sondages, Marine Le Pen promet dans son allocution "une autre voie, celle de l'autorité et de la sécurité retrouvée, celle de la souveraineté et de la démocratie respectée", s'engageant notamment à appliquer "la règle du casseur-payeur" si elle arrive au pouvoir.

Un peu plus tôt, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a affirmé lors d'un point presse que "l'ordre n'existe plus aujourd'hui en France". "La France a été humiliée hier soir", a-t-il martelé, en visite dans un commissariat parisien pour apporter son "soutien" aux forces de l'ordre, dénonçant un dispositif "manifestement (...) sous-dimensionné". "Je laisserai le soin au ministre de l'Intérieur de rendre des comptes", a-t-il ajouté.

Interrogé sur ce qu'il attendait de l'allocution à venir d'Emmanuel Macron à 20H00, il a répondu "qu'il demande pardon et qu'il s'en aille", appelant les Français à "faire les bons choix politiques" lors de l'élection présidentielle. 

Interpellé lors de son point presse par le député écologiste de Paris Pouria Amirshahi, Jordan Bardella a rétorqué en accusant le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon "et l'ensemble de ses amis" de souffler "sur les braises" de la violence. "Vous vous frottez les mains de cette situation", a répliqué M. Amirshahi, interrompant Jordan Bardella, en l'accusant de faire de la récupération politique.