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Violences du 17 octobre : «L'ordre n'existe plus aujourd'hui en France», affirme Jordan Bardella

Violences du 17 octobre : «L'ordre n'existe plus aujourd'hui en France», affirme Jordan Bardella [Matthieu RONDEL / AFP]

Au lendemain des violences qui ont éclaté en marge de la mobilisation contre "la vie chère", Jordan Bardella était en visite dans un commissariat pour apporter son soutien aux forces de l'ordre. Le président du RN a affirmé que "l'ordre n'existe plus en France". 

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella a affirmé dimanche que "l'ordre n'existe plus aujourd'hui en France", au lendemain des violences et du saccage de nombreux commerces et lieux publics en marge d'une journée de manifestations.

"Je laisserai le soin au ministre de l'Intérieur de rendre des comptes"

"La France a été humiliée hier soir", a martelé Jordan Bardella, en visite dans un commissariat parisien pour apporter son "soutien" aux forces de l'ordre, dénonçant un dispositif "manifestement (...) sous-dimensionné". "Je laisserai le soin au ministre de l'Intérieur de rendre des comptes", a-t-il ajouté.

"La réalité, c'est qu'on paye des décennies de désarmement de notre police, de désarmement sécuritaire, de désarmement psychologique et de désarmement juridique de notre police", a développé le député européen.

Également interrogé sur ce qu'il attendait de l'allocution à venir d'Emmanuel Macron à 20H00, il a répondu "qu'il demande pardon et qu'il s'en aille", appelant les Français à "faire les bons choix politiques" à la présidentielle.

Interpellé lors de son point presse par le député écologiste de Paris Pouria Amirshahi, Jordan Bardella a rétorqué en accusant le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon "et l'ensemble de ses amis" de souffler "sur les braises" de la violence. "On a aujourd'hui des mouvements politiques qui veulent la guerre civile dans notre pays", a-t-il affirmé.

"Vous vous frottez les mains de cette situation", a répliqué Pouria Amirshahi, interrompant Jordan Bardella, en l'accusant de faire de la récupération politique.