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Actuellement à l'antenne

Refus de marier un étranger sous OQTF : à son procès, le maire de Béziers Robert Ménard sait qu'il pourra compter sur les soutiens de Bruno Retailleau et David Lisnard

Le maire DVD de Béziers (Hérault), Robert Ménard. [Sylvain THOMAS / AFP]

Le maire DVD de Béziers Robert Ménard sera devant les tribunaux de Montpellier (Hérault), ce mercredi 30 septembre, pour avoir refusé le mariage d'un homme sous OQTF. L'édile, qui ne comprend toujours pas le maintien des poursuites sur le fond, aura pour témoins médiatiques des cadors de la droite.

C'est un procès sous tension qui s'ouvre, ce mercredi 30 septembre, à Montpellier. Le maire de Béziers (DVD), Robert Ménard, est convoqué aujourd’hui, devant le tribunal judiciaire, pour une affaire qui remonte à juillet 2023. L'édile avait refusé de marier une Française et un Algérien en situation irrégulière et visé par une Obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Emmanuel Macron avait lui-même qualifié la situation d'ubuesque. Pourtant, c'est bien Robert Ménard qui risque aujourd'hui cinq ans de prison, 70.000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité.

"Bruno Retailleau a toujours soutenu Robert Ménard"

La semaine dernière, sur l'antenne d'Europe 1, il tentait déjà de démontrer l'absurdité d'une telle situation : "Vous êtes maire et vous recevez quelqu'un dont l'État vous explique qu'il doit être renvoyé dans son pays. Et on me demande à moins de le marier, c'est à tomber sur la tête."

Alors pour clamer son innocence, l'édile a fait appel à deux candidats à l'élection présidentielle, David Lisnard et Bruno Retailleau. Des soutiens de poids selon son avocat, Maître Antoine Savignat.

"Bruno Retailleau a toujours soutenu Robert Ménard et a toujours dénoncé la situation juridique dans laquelle il se trouvait. Quant à David Lisnard, il est maire et président de l'association des maires de France. Ce n'est pas le procès de Robert Ménard, c'est le procès d'un maire", explique-t-il.

Autrement dit, un maire qui représenterait tous les autres édiles confrontés aux mêmes problèmes en France. Pour rappel, même si ce mariage avait reçu un feu vert du parquet, Mustapha B., l'étranger en situation irrégulière, avait été expulsé 15 jours plus tard.