Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Carburants : derrière une mobilisation de façade, les marges de manœuvre du gouvernement restent étroites

Le gouvernement a annoncé, ce mardi 22 septembre, des mesures d'aides financières pour faire face à la crise des carburants. [Kenzo TRIBOUILLARD / AFP]

Ce mardi 22 septembre, six ministres se sont succédés pour présenter la réponse du gouvernement à la flambée du prix des carburants. Mais derrière cette mobilisation, les marges de manœuvre restent étroites d'un point de vue budgétaire. Et les mesures annoncées sont à l’image de ces contraintes.

Pas de baisse des taxes, pas de ristourne générale à la pompe… Le gouvernement a encore choisi de concentrer ses moyens sur ceux qui dépendent le plus de leur voiture. Dans une conférence de presse, ce mardi 22 septembre, ce ne sont pas moins de six ministres qui ont pris la parole pour annoncer plusieurs mesures d'aides, autant à destination des foyers les plus modestes que des entreprises.

Dans un premier temps, l’aide de 100 euros aux grands rouleurs est prolongée jusqu’à la fin de l’année et élargie, 5,5 millions de Français pourront désormais y prétendre.

Le poids de la dette publique

De même, les entreprises pourront aussi verser jusqu’à 1 000 euros de prime carburant défiscalisée. Les aides sont prolongées pour le BTP, les agriculteurs et les pêcheurs. Enfin, les infirmières libérales, qui parcourent plus de 100 kilomètres par jour, bénéficieront d’un bonus de 80 euros.

Dans cette liste toutefois, pas de mesure capable, à elle seule, de faire baisser les prix à la pompe.

En effet, l'exécutif n'a d'autre choix que de s'adapter à des comptes publics plus que jamais dans le rouge. L'objectif est de ne pas dégrader davantage les comptes publics, alors qu'il faut trouver plus de 50 milliards d'euros d'économies dans le budget 2027.

De petites marges de manœuvre et donc, de petites mesures. Avant toujours la même obsession : éviter que la crise des carburants ne devienne une crise politique et sociale.