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Hausse des prix : comment les Français adaptent leurs habitudes pour faire des économies

Une hausse des prix généralisée qui oblige les Français à modifier profondément leur façon de consommer et de faire les courses. [Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Face à la hausse des prix, les Français adaptent leurs habitudes pour préserver leur budget. Promotions, marques distributeurs, réduction de certains produits ou courses en drive : de plus en plus de consommateurs traquent les économies et renoncent au superflu.

Une hausse des prix généralisée qui oblige les Français à modifier profondément leur façon de consommer et de faire les courses. Ils essaient de trouver les prix les moins chers ou, de toutes les façons possibles, de limiter leurs dépenses.

Des stratégies pour dépenser moins

Avec les prix affichés aujourd'hui, faire les courses n'est plus une partie de plaisir pour Pamela. Cette maman a donc développé une stratégie pour dépenser moins. "Je regarde les catalogues à la maison pour visualiser les promotions avant de faire les courses. Là, en promotion, j'ai pris du Coca, du jus de fruits pour les enfants, il y a aussi une réduction sur la viande. Avec les promos, c'est 5 ou 10 % moins cher", détaille-t-elle.

Bénédicte, elle, pour faire baisser la note, délaisse désormais les grandes marques au profit des marques distributeurs. "Elles sont mieux placées au niveau rapport qualité-prix. Ça coûte peut-être 10 % moins cher. Je prends tout ce qui est farine, sucre, l'épicerie basique, les yaourts, les compotes et tout ça", précise la consommatrice.

"C'est devenu inabordable"

Avec sa petite retraite, Viviane fait très attention à ce qu'elle dépense. Du coup, elle a beaucoup limité l'achat de certaines denrées. "La viande en particulier, c'est devenu inabordable. Et puis, il y a une chose que je ne mange plus, c'est les tomates. À 5 euros le kilo, ce n'est pas possible. Cet été, il y a eu quelques promotions avec des tomates à 3 euros le kilo, donc ça, c'était bien. Mais là, maintenant, 5 euros le kilo, non", déplore la retraitée.

Et pour Agathe, maman de deux enfants, fini le supermarché. "Je ne rentre plus dans les magasins et mes courses alimentaires, je ne les fais plus qu'en drive parce qu'on est beaucoup moins tenté. Je résiste à la tentation ! Ça me permet de rester dans mon budget. Je me bloque en fait, par souci d'économie, car tout est vraiment cher", admet-elle.

Des Français qui chassent donc de plus en plus le superflu, une pratique typique d'une consommation de crise.