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«J’achète juste ce dont j’ai besoin» : face à la hausse des prix, les Français changent leurs habitudes

À Thurins, dans les Monts du Lyonnais, consommateurs et producteurs racontent à Europe 1 comment ils s’adaptent. [Europe 1]

Face à la hausse générale des prix, les Français sont contraints de revoir leurs habitudes de consommation. Dans les zones rurales, où la voiture reste indispensable, la flambée des carburants pèse encore davantage sur les budgets. À Thurins, dans les Monts du Lyonnais, consommateurs et producteurs racontent à Europe 1 comment ils s’adaptent.

Des Français très fragilisés par la hausse générale des prix, notamment ceux des carburants. C'est particulièrement vrai dans les zones rurales, où il n'est pas possible de se passer de voiture pour se déplacer. Les Français font donc très attention aux prix et à leurs dépenses, notamment lorsqu'ils font leur marché pour acheter des fruits, des légumes ou de la viande. Pour l'occasion, Europe 1 est allée à leur rencontre à Thurins, dans les Monts du Lyonnais.

"Obligé de se limiter"

C'est dans cette commune de 3.500 habitants, à 40 minutes de Lyon, que Jérémie fait ses courses de primeurs, malgré des prix qui ont grimpé et des dépenses, notamment d'essence, qui ont explosé. "Aujourd'hui, j'ai acheté un chou-fleur, des avocats, des bananes et des tomates. J'en ai eu pour 15 euros. Tout devient plus cher, que ce soit l'essence, la nourriture, les frais de garde d'enfants. Tout augmente, sauf nos salaires forcément", déplore-t-il.

Au micro d'Europe 1, ce consommateur admet être "obligé de se limiter". "Pareil pour la viande : on en achète de moins en moins parce que le prix a énormément augmenté. Moi qui suis très 'viandard', je me limite parce que ça reste très cher", insiste-t-il.

Élise aussi veut continuer de manger sainement. Mais elle fait tout de même très attention. "J'achète moins. Maintenant, j'achète juste ce dont j'ai besoin parce que les pleins de courses, ça coûte trop cher. Je privilégie la qualité à la quantité et je fais attention", explique-t-elle.

"Tout est cher maintenant, tout est excessif"

Comme Corinne, qui repart avec un tout petit sac de provisions. "Tout est cher maintenant, tout est excessif. Même sur les marchés, le prix des légumes, par exemple, a augmenté. On est obligé de faire attention à notre porte-monnaie", s'inquiète-t-elle.

Un phénomène ressenti par les producteurs, comme Chantal Martin, qui vend des fruits et des légumes. "Ils en prennent beaucoup moins, des fruits et des légumes. Des petites quantités. Genre un kilo, mais pas plus. Et ça se ressent sur notre chiffre d'affaires. C'est pas toujours évident : il y a des moments, c'est dur, mais tant pis", témoigne la commerçante.

Une baisse de la consommation qui touche donc aussi, en bout de chaîne, les petits producteurs locaux, qui ne peuvent pas répercuter sur leurs prix toutes les hausses qu'ils subissent dans leur activité.