Le président du parti Reconquête, Eric Zemmour, a confirmé jeudi 18 septembre qu'il serait bien candidat à l'élection présidentielle et durci encore son discours sur l'immigration, en prônant l'expulsion des chômeurs de longue durée, y compris en situation régulière.
"Je suis candidat à la présidence de la République, je serai candidat à l'élection présidentielle", a-t-il déclaré, interrogé sur BFMTV. Il ne s'agit cependant pas d'une déclaration formelle de candidature qui, selon son entourage, devrait intervenir au cours de cet automne, probablement dès octobre.
Au cours de cette longue émission télévisée, l'ancien journaliste de 68 ans a déroulé les éléments de son programme politique. Eric Zemmour, adepte du principe de "remigration", c'est à dire l'expulsion des étrangers et pas seulement l'arrêt de l'immigration, a fixé à un an la durée de chômage après laquelle un étranger, même en situation régulière, devrait être contraint de quitter la France.
Un durcissement sur l'immigration
Le leader du parti d'extrême droite a ainsi dressé une liste des catégories d'étrangers qui, selon lui, devraient être expulsés. "Il faut renvoyer tous les étrangers qui sont dans les prisons françaises. Ça fait 25% des prisons", a-t-il déclaré. "Il faut renvoyer tous les délinquants étrangers, même ceux qui ne sont pas en prison", a-t-il poursuivi, citant des personnes purgeant une peine sous bracelet électronique ou soumis à des travaux d'intérêt général.
"Il faut également renvoyer, c'est une évidence, Les clandestins. Il faut également renvoyer les chômeurs de longue durée, et tous ceux qui vivent uniquement des aides sociales", a-t-ajouté, fixant la durée de chômage à "plus de six mois à un an, un an dirons-nous". "Il y a un article du code des étrangers qui date, je pense, de 1945, et qui dit que tout étranger qui pèse sur les finances publiques doit être expulsé", a-t-il affirmé.
Lors de son entretien sur BFMTV, il a de nouveau loué jeudi soir les progrès de l'intelligence artificielle, réitérant comme dimanche lors d'un meeting dans les Yvelines que les robots pourraient à l'avenir remplacer la main d'oeuvre immigrée. Eric Zemmour avait fini quatrième du premier tour de l'élection présidentielle de 2022 avec 7,07%.
Il avait, ces dernières semaines, dissipé les doutes sur une nouvelle candidature à l'Elysée et fait savoir que ce serait bien lui qui porterait les couleurs de Reconquête, et non pas l'eurodéputée Sarah Knafo, dont le livre consacré aux finances publiques de la France, "Le Casse du siècle" (Fayard), connaît un grand succès de librairie.