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Attentats de Trèbes et Carcassonne : le procès en appel des trois complices s’ouvre ce lundi, huit ans après les faits

[ERIC CABANIS / AFP]

Le souvenir reste douloureux, huit ans après les attentats de Carcassonne et Trèbes. Le procès en appel de trois proches de Redouane Lagdim s’ouvre aujourd’hui, avec l’espoir pour les parties civiles d’obtenir de nouvelles réponses.

Huit ans après les attentats de Trèbes et Carcassonne, le procès en appel de trois complices de Redouane Lagdim s’ouvre ce lundi 14 septembre. Quatre personnes avaient été tuées près de Carcassonne, puis lors d’une prise d’otages dans le Super U de Trèbes. Parmi les victimes figurait le gendarme Arnaud Beltrame, qui avait trouvé la mort après s’être échangé contre une otage.

Le terroriste avait finalement été abattu. Mais huit ans après les faits, trois personnes comparaissent à nouveau devant la justice, dans un procès qui doit durer quatre semaines.

Parmi les accusés figure Marine Pequignot, l’ancienne petite amie de Redouane Lagdim, le terroriste islamiste. En première instance, elle avait été condamnée à cinq ans de prison, une peine jugée faible par les parties civiles, alors que le parquet avait requis onze ans de prison.

Marine Pequignot était notamment soupçonnée de s’être radicalisée aux côtés de l’assaillant, sans pour autant avoir participé directement à l’attentat. Les deux autres accusés sont eux aussi poursuivis pour leur proximité avec Redouane Lagdim.

"On attend que la justice tranche pour pouvoir avancer"

Pour les parties civiles, le premier procès avait laissé un sentiment de déception. Ce nouveau procès représente donc l’espoir d’obtenir davantage de réponses sur les circonstances et les motivations qui ont entouré les attentats.

Maître Mathieu Monfort, avocat de la veuve d’Arnaud Beltrame, explique : "On est en quête de connaître les tenants et les aboutissants, les motivations des uns et des autres. On attend des réponses, on sera attentif à ce qui sera dit. On attend que la justice tranche pour pouvoir avancer".

Un procès qui doit permettre aux proches des victimes de tenter de comprendre davantage ce qui s’est joué autour de l’attaque et du parcours de Redouane Lagdim. Mais ce nouveau procès est également redouté par les parties civiles, qui vont devoir se replonger dans des souvenirs particulièrement douloureux.

Verdict attendu le 9 octobre prochain

Maître Henri de Beauregard, avocat de la caissière de l’hypermarché libérée par le terroriste en échange du colonel Arnaud Beltrame, évoque les conséquences toujours présentes de cette journée : "C’est le rappel de cette scène, qui est une scène extrêmement douloureuse pour elle. Des années après, elle souffre toujours énormément de tout cela, qu’il y a une toute enjubie au plan psychologique."

Huit ans après les faits, le procès en appel va donc raviver le traumatisme des victimes et de leurs proches, mais va avant tout franchir une nouvelle étape judiciaire. Le verdict est attendu le 9 octobre prochain.