Reconquête a conclu, ce week-end, son université d’été au Port-Marly, dans les Yvelines, avec une question centrale en vue de l'élection présidentielle de 2027 : Éric Zemmour ou Sarah Knafo pour porter les couleurs du parti ? Face aux rumeurs de rivalité, le duo a voulu afficher son unité devant les militants.
Après la rentrée politique de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, Reconquête faisait également sa rentrée ce week-end. Le parti fondé par Éric Zemmour a conclu son université d’été au Port-Marly, dans les Yvelines, avec une question dans toutes les têtes : qui devra être candidat à la présidentielle de 2027, Éric Zemmour ou Sarah Knafo ? Pour tenter de faire taire les rumeurs de rivalité, le duo a choisi de jouer la carte de la complémentarité.
Les deux figures de Reconquête sont arrivées ensemble et ont reçu une ovation commune, puis ont enchaîné deux discours à la suite. Une mise en scène pensée pour afficher l’unité du parti à l’approche de la prochaine échéance présidentielle. Chacun a toutefois gardé son rôle. Sarah Knafo a pris la parole la première, en commençant par rendre hommage à Éric Zemmour.
"Il y a dix ans, toute la classe politique lui disait qu’il exagérait. Aujourd’hui, ils veulent tous reprendre ses analyses", a-t-elle lancé devant les militants. Les thèmes ont ensuite été soigneusement répartis. À Sarah Knafo, le volet économique. À Éric Zemmour, l’un des marqueurs idéologiques de Reconquête : l’immigration et la remigration.
"Ils sont tous les deux vraiment très complémentaires"
"Il ne suffit pas de prôner l’immigration zéro, mais d’enclencher l’immigration négative", a affirmé l’ancien candidat à la présidentielle. Dans la salle, les militants sont galvanisés. Mais sur la question de l’incarnation de la future campagne, les avis restent partagés. Pour Laurence, cadre du parti, Éric Zemmour et Sarah Knafo forment un duo cohérent. "Ils sont tous les deux vraiment très complémentaires. Éric est le candidat naturel en tant que président de Reconquête", estime-t-elle.
Pierre, étudiant de 23 ans, repart lui avec le livre de Sarah Knafo sous le bras. Sensible à son discours économique, il penche davantage en faveur de l’eurodéputée. "Moi, je suis plutôt sur l’aspect économique, donc j’irais plutôt soutenir Sarah Knafo", confie-t-il. Pour d’autres militants, le choix du candidat importe finalement moins que la ligne défendue par Reconquête.
Alain, retraité depuis trois ans, assure qu’il soutiendra le parti quelle que soit l’incarnation choisie. "C’est Sarah, c’est Sarah. C’est Éric, c’est Éric. Ça ne changera rien pour moi", affirme-t-il. Les militants devront toutefois patienter avant d’être fixés. Éric Zemmour se donne jusqu’à décembre pour annoncer officiellement s’il sera, ou non, candidat à la prochaine élection présidentielle.