Une enseignante a été menacée de décapitation sur le parking d'une école située dans un village près de Toulouse. Des faits "d'une extrême gravité", selon le ministre de l'Education nationale qui précise qu'une plainte a été déposée.
Le choc est vif et les souvenirs ravivés très douloureux. Une enseignante a été menacée de décapitation par un parent d'élève au Fauga, paisible village situé au sud de Toulouse (Haute-Garonne), rapporte La Dépêche du Midi. Tout serait parti d'une punition infligée à un élève d'une dizaine d'années, scolarisé en CM2 et réputé turbulent. Sur le parking de l'établissement, l'institutrice a été prise à partie par le père qui lui a lancé, selon le quotidien local : "Je vais vous couper la tête".
De quoi rappeler l'affaire Samuel Paty, ce professeur d'histoire-géographie mort décapité par un terroriste islamiste à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet. Ou encore Dominique Bernard, professeur de français à Arras (Pas-de-Calais), lui aussi tué par un terroriste islamiste.
"Les faits rapportés sont d’une extrême gravité"
En état de choc, l'enseignante, pourtant très appréciée, est actuellement en arrêt de travail, indique La Dépêche. "On est choqués comme tout le monde ici. Les gens viennent dans notre commune pour être tranquilles. Et là, depuis vendredi, on est assaillis de coups de fil de parents, d'habitants qui sont inquiets. J'ai aussi pris la décision de mettre depuis mercredi matin et soir des agents de la police municipale aux entrées et sorties de l'école pour rassurer les familles. On pense tous à l'affaire Samuel Paty", témoigne Jean-Marie Puig, maire de la commune.
Une professeure a été menacée de manière inadmissible. Je lui apporte tout mon soutien, ainsi qu'à ses collègues, aux élèves et à leurs familles. Les faits rapportés sont d’une extrême gravité.
Une plainte a été déposée et la protection fonctionnelle lui a été accordée.
En… https://t.co/tia4z9x8Ye— Édouard Geffray (@EdouardGeffray) September 10, 2026
Sur X, Edouard Geffray, le ministre de l'Education nationale, a lui aussi réagi : "Une professeure a été menacée de manière inadmissible. Je lui apporte tout mon soutien, ainsi qu'à ses collègues, aux élèves et à leurs familles. Les faits rapportés sont d’une extrême gravité", écrit-il avant de poursuivre : "Une plainte a été déposée et la protection fonctionnelle lui a été accordée. En parallèle de l’action judiciaire en cours, cette situation donnera lieu à l’une des premières applications du décret publié cet été pour protéger les personnels face aux menaces et aux violences de parents d’élèves".