Une peine de 16 ans de prison a été requise mercredi contre Mohamed Zerrouki, chef présumé d'un réseau de narcotrafic dans un quartier du nord de Toulouse. Il a déjà été condamné en avril à 27 ans de réclusion pour son implication dans la mort d'un jeune homme tué par balle en 2020 dans le quartier des Izards.
Seize ans de prison ont été requis mercredi contre Mohamed Zerrouki, chef présumé d'un réseau de narcotrafic dans un quartier du nord de Toulouse. L'homme de 45 ans, surnommé le "boss des Izards", du nom de sa cité, a déjà été condamné en avril à 27 ans de réclusion pour son implication dans la mort d'un jeune homme tué par balle en 2020 dans le même quartier.
Des centaines de kilos de cannabis et de cocaïne à Toulouse
Lors de ce deuxième procès, devant la cour d'assises spéciale de Haute-Garonne et qui se termine jeudi, Mohamed Zerrouki a admis avoir fait venir des centaines de kilos de cannabis et de cocaïne à Toulouse, mais il nie être le cerveau d'un réseau. "Moi, je suis juste un fournisseur (...) je prends, je vends et je prends ma pièce", a affirmé l'accusé devant la cour d'assises.
Il a été interpellé en 2021 grâce à l'interception de conversations sur des téléphones cryptés, qui, couplées aux perquisitions, surveillances et autres actes d'enquête, démontrent, selon les enquêteurs de la police judiciaire, son rôle de dirigeant d'un vaste trafic de stupéfiants.
Contre Mohamed Zerrouki et son principal associé, également jugé par la cour d'assises spéciale, l'avocate générale a requis 16 ans de réclusion criminelle et 750.000 euros d'amende. Elle a demandé des peines de 10 et quatre ans contre deux autres accusés dans ce dossier de trafic et de blanchiment d'argent de la drogue.
3,7 millions d'euros en un an et demi
Au total, les enquêteurs ont, selon la présidente de la cour d'assises, estimé à plus de 3,7 millions d'euros la surface financière du négoce de Mohamed Zerrouki en l'espace d'un an et demi.
Pour expliquer son train de vie - achat de maisons, de produits de luxe à sa compagne, changement fréquent de véhicules - Mohamed Zerrouki a avancé que l'argent provenait de gains aux jeux ou de revenus tirés d'activités légales. Contre l'épouse de Mohamed Zerrouki, accusée d'encaisser de grosses sommes en liquide, l'avocate générale a requis quatre ans de prison dont deux avec sursis.