La proposition de Bruno Le Maire de scolariser les enfants dès 1 an a interpellé Arthur de Watrigant, directeur de la rédaction du magazine L'Incorrect, lors de l'émission Christine Kelly et vous. "'La famille vous emprisonne, l'Etat va vous libérer', c'est beau comme un régime totalitaire", a-t-il assuré.
Invité de Christine Kelly et vous, Arthur de Watrigant a souhaité réagir aux propos de Bruno Le Maire suite à la publication de l'enquête internationale Pisa de 2025.
"Il faut avancer la maternelle de 3 ans à 1 an", a plaidé Bruno Le Maire, ancien ministre de l'Economie et des Finances, pour lutter contre la baisse du niveau des élèves français. "Je reconnais qu'au début je me suis dit qu'il est complètement fou", a appuyé Arthur de Watrigant.
"Les deux arguments de Bruno Le Maire, c'est 'inégalité et niveau'. Je ne vois toujours pas le rapport. Mettre un enfant d'un an à l'école pour lutter contre les inégalités ou pour lutter contre la chute du niveau, je vous promets que j'ai essayé vraiment de faire beaucoup d'efforts, mais je n'ai pas trouvé de lien", a expliqué le directeur de la rédaction du magazine L'Incorrect.
"Le problème, ce sont les adultes", selon Arthur de Watrigant
Arthur de Watrigant a décortiqué la proposition de Bruno Le Maire : "L'inégalité, on le sait, c'est à cause de la logique égalitariste qu'il y a des inégalités à l'école. Le niveau, on le sait, ce n'est pas à cause des enfants. Le problème, ce sont les adultes. Si les classements Pisa aujourd'hui explosent, chutent, mais en chute libre, les enfants n'y sont pour rien, vous pouvez les mettre à un an, deux ans, trois ans, ça ne change rien, si vous ne réglez pas le problème au niveau des adultes".
"Il y a cette idée de Vincent Peillon en 2012 d'arracher l'enfant au déterminisme familial', c'est-à-dire 'la famille vous emprisonne, l'État voit vous libérer', c'est beau comme un régime totalitaire", ironise-t-il.