Les résultats des élèves français au classement Pisa 2025 atteignent leur plus bas niveau historique, malgré des performances qui restent dans la moyenne de l'OCDE.
Les résultats des élèves français à l'enquête internationale Pisa de 2025 sont les plus bas jamais mesurés depuis la création de ce classement en 2000, selon l'étude de l'OCDE publiée mardi.
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Le programme international pour le suivi des acquis des élèves alerte en science par exemple. Les 6 500 élèves de 15 ans soumis à ces tests ont perdu en moyenne 4 points par rapport à la dernière édition en 2022.
En maths, la situation est encore plus préoccupante, avec une perte de 16 points et particulièrement préoccupant en compréhension écrite avec un niveau en chute libre de 18 points, quasiment l'équivalent d'une année scolaire selon l'OCDE. Dans cette matière qui est le socle des autres apprentissages, un tiers des élèves français ont aujourd'hui de grandes difficultés qui se généralisent dans les milieux les plus favorisés.
Un manque d’effectifs et les parents en cause
Pour expliquer cet effondrement général, l'étude évoque l'absence des professeurs. D'abord, près de la moitié des établissements signalaient un manque de personnel en 2025 contre 17% il y a 10 ans. Les parents sont également pointés du doigt, moins investis dans la scolarité de leurs enfants, selon le rapport. Un constat partagé par l'Education nationale, qui observent des familles peu investies dans la scolarité de leurs enfants, mais exigeantes, voire agressives avec les enseignants.
La France, qui a une forte dépense par rapport aux résultats obtenus, selon l'OCDE, se maintient toutefois dans la moyenne des pays de cette organisation. Le niveau de ses élèves est comparable à celui des élèves allemands, portugais et italiens, qui déclinent également.
Difficile d'évaluer l'efficacité des réformes françaises en raison de leur nombre et de leur va-et-vient, souligne le rapport PISA. On aurait dû s'interroger plus tôt sur les mesures à prendre pour le collège, concède le ministre de l'éducation nationale, qui pointe notamment les réseaux sociaux comme "armes de destruction intellectuelle massive" .