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Primaire de la droite, révision constitutionnelle... Bruno Retailleau se livre à quelques mois de l'élection présidentielle

Dans un entretien exclusif au Figaro, le candidat à l'élection présidentielle des Républicains, Bruno Retailleau, livre les grandes lignes de son programme présidentiel. Le sénateur compte bien notamment proposer une grande révision de la Constitution afin de contrecarrer la censure du Conseil constitutionnel sur des projets de loi clés. 

Changer un système à bout de souffle. Dans les colonnes du journal Le Figaro, le président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle, Bruno Retailleau, dévoile sa vision de la France en cas de victoire en mai 2027. 

Dans un entretien exclusif, il annonce notamment vouloir réaliser une révision constitutionnelle pour transformer le pays et ainsi, "en finir avec la confiscation démocratique", annonce-t-il. 

Réformer la Constitution pour éviter la censure du Conseil constitutionnel

Bruno Retailleau imagine un pacte constitutionnel soumis à un référendum dès la rentrée 2027 qui tiendrait sur deux jambes : un projet de loi de révision constitutionnelle et une charte de l'ordre républicain, spécialement pour combattre le séparatisme et l'entrisme religieux. 

Concrètement, pour le patron des LR, toutes les importantes questions législatives doivent pouvoir être décidées par les Français par référendum. Alors il s'attaque au Conseil constitutionnel en proposant de créer une nouvelle procédure pour donner le dernier mot aux citoyens, qui vient ainsi contourner les décisions des Sages, y compris s'ils censurent une loi votée par le Parlement.

Objectif : éviter des décisions qui vont à l'encontre de ce que le Parlement vote et de ce que les Français veulent. L'ancien ministre de l'Intérieur rappelle par exemple que la fin des aides sociales automatiques pour les étrangers avait été votée par les élus, voulue par les Français et censurée par le Conseil constitutionnel. 

Pas contre une primaire à droite, mais...

À côté d'une réforme constitutionnelle, Bruno Retailleau revient sur l'idée d'une primaire de la droite et du centre. Là encore, le sénateur revendique une position de clarté : pas question d'attendre un ralliement de sa part, mais pas d'opposition de principe non plus à une primaire de la droite. 

Pour autant, la primaire semble mal partie à ce stade, Édouard Philippe et Gabriel Attal y étant catégoriquement opposés.