Dès ce mardi 1er septembre, la facturation électronique devient obligatoire pour près de 10 millions d'entreprises françaises. Si la mesure vise à simplifier l'administratif et lutter contre la fraude à la TVA, de nombreux indépendants restent en retard, et les récentes cyberattaques contre l'État nourrissent la méfiance.
Les règles changent pour les arrêts maladie, les ruptures conventionnelles, et le prix du gaz augmente. Autre nouveauté du jour à surveiller pour les entrepreneurs, le passage obligatoire à la facturation électronique. Près de 10 millions d'acteurs économiques sont concernés, quelle que soit leur taille.
À partir de ce mardi 1er septembre, toutes les entreprises doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques. Une obligation supplémentaire s'applique aux grandes entreprises et aux ETI, qui doivent également émettre leurs factures via une plateforme agréée, parmi les 166 répertoriées par le gouvernement.
Pour l'État, cette mesure vise à fluidifier une démarche administrative souvent jugée rébarbative, mais aussi à limiter les fraudes à la TVA.
Un service majoritairement payant, mais encore de nombreux retardataires
Le service proposé par ces plateformes est majoritairement payant. Certaines offrent toutefois une mise en conformité gratuite, avant de proposer des abonnements adaptés aux besoins de chaque entreprise, à l'image de l'application Bill up.
Gabriel Berthet, conseiller stratégie de ce service de gestion et de paiement destiné aux petites entreprises et aux indépendants, constate que tous ne se sont pas encore mis en règle. "Il y a beaucoup de retardataires : les taxis, les chauffeurs VTC, même des particuliers qui font de la location de logements meublés. À partir du moment où vous avez un numéro de TVA, vous devez vous mettre en conformité", explique-t-il.
Les plateformes agréées disposent d'un double niveau de sécurité, délivré par la DGFiP et garanti par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Un dispositif solide sur le papier, mais les récentes cyberattaques ayant visé plusieurs services de l'État n'incitent pas les chefs d'entreprise à une confiance aveugle.