Après Jean-Philippe Tanguy, Marine Le Pen a promis un référendum sur la pénalisation du port du voile en public en cas d'accession à l'Élysée. Jordan Bardella défend cette idée, tandis qu'Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon montent au créneau contre cette proposition.
La candidate du Rassemblement national a franchi un pas supplémentaire. Après Jean-Philippe Tanguy, Marine Le Pen a elle-même promis, si elle accédait à l'Élysée, de consulter les Français par référendum sur une loi de lutte contre les idéologies islamistes, qui déboucherait sur une pénalisation du port du voile en public. Depuis son annonce, les réactions se multiplient dans le champ politique.
Jordan Bardella prévient que, si Marine Le Pen l'emporte en 2027, les Français seront consultés par référendum, notamment sur la question du voile dans l'espace public. "Il n'y aura pas d'interdiction à proprement parler le lendemain matin de notre élection. Il y aura en tout cas un débat de société. Sur ce terrain-là, les islamistes avancent. La République française doit également, elle, avancer et se défendre et se protéger", affirme-t-il.
Édouard Philippe juge la législation actuelle suffisante
Une proposition qui fait réagir Édouard Philippe. Le candidat d'Horizons estime que l'interdiction du voile intégral et celle du voile à l'école, déjà en vigueur, suffisent amplement. "Dans notre Constitution, il y a une liberté religieuse qui est reconnue. La laïcité, c'est aussi une loi de liberté, et il y a une liberté religieuse en France qui doit respecter la loi, bien sûr. Donc moi, je considère que l'important à ce stade, c'est de respecter la loi telle qu'elle existe aujourd'hui. Et je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'aller plus loin à ce stade", déclare-t-il.
De son côté, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, s'est montré beaucoup plus virulent. "C'est ignoble", a-t-il écrit, voyant dans cette proposition des obsessions "sexistes et islamophobes".