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Lukaku, Rafael Leão, Salah... Comment la Turquie parvient-elle à attirer d'aussi grands noms du football ?

Romelu Lukaku, Rafael Leao, Mohammed Salah... Comment la Turquie réussit-elle à attirer d'aussi grands noms du football ? [Ahmad Mora / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

La période des transferts estivaux est sur le point de s'achever sur le continent européen. Un mercato qui aura été marqué par une augmentation du nombre de transferts de joueurs de grands noms, comme Mohamed Salah ou Romelu Lukaku, vers le championnat turc. Mais comment expliquer ce phénomène ?

Mohamed Salah en provenance de Liverpool, Romelu Lukaku de Naples au Fenerbahçe qui offre ensuite 40 millions d'euros à l'Olympique de Marseille pour le transfert de Mason Greenwood quand, dans le même temps, Galatasaray débourse le même montant pour s'offrir Rafael Leão en provenance de l'AC Milan. 

Le championnat turc aura été un grand artisan de la période estivale de transfert en vue de la saison 2026-2027 de football. Si la Turquie était une des destinations privilégiées pour un ultime défi pour des grands noms du football, la Süper Lig redevient une destination privilégiée par les joueurs en lieu et place de l'Arabie saoudite. Mais pourquoi un tel phénomène ? 

Une fiscalité plus qu'intéressante 

En signant un contrat de deux ans pour un salaire de 17 millions d'euros par an avec Trabzonspor, Mohamed Salah est devenu le plus gros salaire du championnat turc. L'ancien joueur de Liverpool était pourtant particulièrement courtisé par les clubs saoudiens offrant des contrats XXL. 

Mais l'Égyptien a décidé de rejoindre la Turquie pour plusieurs raisons. La première est fiscale. Là-bas, les footballeurs ne sont taxés qu'à 20%, contre 50% dans la plupart des championnats européens et les clubs prennent en charge le paiement de ces impôts. Ainsi, le salaire est plus important à la fin du mois. 

Pourtant, derrière ses salaires importants, la situation financière du championnat est délicate. Plusieurs grands clubs ont des dettes très importantes. C'est le cas de Fenerbahçe qui compte plus de 430 millions euros de dettes et qui a même été sanctionné d'une amende de sept millions d'euros par l'UEFA, à la fin du mois de juin dernier. 

Mais les clubs continuent d'exister grâce aux revenus des droits télé, de leurs performances sur la scène européenne, mais aussi grâce au soutien de l'État turc, des milliardaires locaux et de la revente de terrains appartenant aux clubs à des promoteurs, générant ainsi des dizaines de millions d'euros d'entrées. 

Possibilité de continuer à jouer la Ligue des champions

De plus, avec cette stratégie, le championnat turc reste compétitif grâce à l'arrivée de joueurs comme l'ancien Parisien, Mauro Icardi, Marco Asensio, Milan Skriniar, Edin Dzeko, N'Golo Kanté, Ederson, Wilfried Zaha et Victor Osimhen qui est arrivé en 2025 à Galatasaray pour un montant de 75 millions d'euros en provenance de Naples. 

En plus de cette compétitivité nationale et des facilités financières, la Turquie fait partie de la sphère de l'UEFA. Ainsi, des clubs comme Galatasaray et Fenerbahçe joueront la Ligue des champions cette saison, Besiktas sera en Ligue Europa et Trabzonspor en Ligue Conférence. 

Une chose importante pour les joueurs vieillissants mais aussi pour les jeunes qui n'ont pas réussi à s'imposer dans les cinq grands championnats et qui rêvent de faire un retour. Un élément que la MLS, le championnat de football américain, ou la Saudi Pro League, le championnat saoudien, ne peuvent pas offrir.